Avec Annie Cordy
Tournage du court métrage/ un soir de réveillon
REALISATION ET SCENARIO : Jean Déchamps
IMAGES :Hervé Jamois
LUMIERES et SON : François Vivier
ASSISTANTE DE PRODUCTION : Tahéré Vahidi
WEB DESIGNER : Ben Franck
Co producteur Pour voir production Paris prodacst films
Résumé
C'est l'histoire d'une vieille dame qui le soir du réveillon est dans l'attente de quelque chose, de quelqu'un qui peut-être pourrait changer son quotidien. Elle prépare un repas pour ses invités. L'immeuble qu'elle habite est peuplé de gens qui font la fête ce soir là.
Un immeuble recouvert de bruits
Cette vieille dame dans sa cuisine s'affaire. Les heures passent. Elle hume, elle goûte les mets.
C'est une dame qui vit dans une extrême solitude.
Les jours se suivent et se ressemblent. C'est une réflexion d'un petit univers sur le monde qui se referme sur elle.
Note d'intention
C'est une vieille dame, pas triste, mais qui se fabrique un univers où les moindres détails dérisoires prennent de l'importance.
Cette solitude où les bruits amplifiés résonnent, prennent de la rondeur.
Un soir de plus de tristesse...
A travers ce huis clos où tout apparaît dans le détail, j'ai voulu souligner la fragilité dans un contexte.
Un soir de réveillon ou le bruit extérieur rempli les silences dans un décor simple, un décor des habitudes.
Quand l'attente est trop longue on n'espère plus rien, plus personne...
On ne sait plus parler, recevoir les mots et l'amour.
Cet amour qui a fuit au fil de la vie, cette vie qui n'a plus de sens puisqu'elle n'intéresse personne.
La fête a beau avoir lieu autour d'elle, elle va faire semblant de croire qu'elle peut être heureuse encore un soir.
La communion n'étant plus là on se réfugie dans une extrême moderne solitude.
Fin d'année, nouvelle année, désespoir dans les attitudes profondément humaines.
Une vieille dame a perdu les repères de sa propre vie dans la misère d'un soir qui se veut une ode à l'espérance.
Filmer cette vieille dame souvent en gros plan signifie qu'elle est au centre de la fête et que rien ne serait déranger le déroulement qu'elle prévoit pour les préparatifs.
Il y a longtemps qu'elle vit épargnée par la mort.
Elle est dans son antichambre, à compter les jours, à se figurer que dans la perfection elle pourrait lui faire oublier son malheur.
J'ai voulu dénoncer la peur panique de cette dame dérangée par la moindre tache, métaphore de l'intrusion d'autrui.
Ce n'est pas que cette dame soit perfectionniste, je dirais plutôt qu'elle est atteinte du syndrome d'Howard Hugues, refusant la pollution du monde extérieur et ne s'accorde aucune faveur.
Elle est dure avec elle-même, comme on peut l'imaginer la vie fut sévère avec elle.
C'est un appel de détresse...
J'ai toujours songé au plus fort des festivités à l'ivresse des profondeurs, le grand vide ressenti par les personnes âgées, les personnes seules et qui en ce soir là se fabriquent en compagnie d'un plateau télé un monde nouveau sur de vieilles ruines...
Jean Déchamps
Auteur réalisateur
Tournage du court métrage/ un soir de réveillon
REALISATION ET SCENARIO : Jean Déchamps
IMAGES :Hervé Jamois
LUMIERES et SON : François Vivier
ASSISTANTE DE PRODUCTION : Tahéré Vahidi
WEB DESIGNER : Ben Franck
Co producteur Pour voir production Paris prodacst films
Résumé
C'est l'histoire d'une vieille dame qui le soir du réveillon est dans l'attente de quelque chose, de quelqu'un qui peut-être pourrait changer son quotidien. Elle prépare un repas pour ses invités. L'immeuble qu'elle habite est peuplé de gens qui font la fête ce soir là.
Un immeuble recouvert de bruits
Cette vieille dame dans sa cuisine s'affaire. Les heures passent. Elle hume, elle goûte les mets.
C'est une dame qui vit dans une extrême solitude.
Les jours se suivent et se ressemblent. C'est une réflexion d'un petit univers sur le monde qui se referme sur elle.
Note d'intention
C'est une vieille dame, pas triste, mais qui se fabrique un univers où les moindres détails dérisoires prennent de l'importance.
Cette solitude où les bruits amplifiés résonnent, prennent de la rondeur.
Un soir de plus de tristesse...
A travers ce huis clos où tout apparaît dans le détail, j'ai voulu souligner la fragilité dans un contexte.
Un soir de réveillon ou le bruit extérieur rempli les silences dans un décor simple, un décor des habitudes.
Quand l'attente est trop longue on n'espère plus rien, plus personne...
On ne sait plus parler, recevoir les mots et l'amour.
Cet amour qui a fuit au fil de la vie, cette vie qui n'a plus de sens puisqu'elle n'intéresse personne.
La fête a beau avoir lieu autour d'elle, elle va faire semblant de croire qu'elle peut être heureuse encore un soir.
La communion n'étant plus là on se réfugie dans une extrême moderne solitude.
Fin d'année, nouvelle année, désespoir dans les attitudes profondément humaines.
Une vieille dame a perdu les repères de sa propre vie dans la misère d'un soir qui se veut une ode à l'espérance.
Filmer cette vieille dame souvent en gros plan signifie qu'elle est au centre de la fête et que rien ne serait déranger le déroulement qu'elle prévoit pour les préparatifs.
Il y a longtemps qu'elle vit épargnée par la mort.
Elle est dans son antichambre, à compter les jours, à se figurer que dans la perfection elle pourrait lui faire oublier son malheur.
J'ai voulu dénoncer la peur panique de cette dame dérangée par la moindre tache, métaphore de l'intrusion d'autrui.
Ce n'est pas que cette dame soit perfectionniste, je dirais plutôt qu'elle est atteinte du syndrome d'Howard Hugues, refusant la pollution du monde extérieur et ne s'accorde aucune faveur.
Elle est dure avec elle-même, comme on peut l'imaginer la vie fut sévère avec elle.
C'est un appel de détresse...
J'ai toujours songé au plus fort des festivités à l'ivresse des profondeurs, le grand vide ressenti par les personnes âgées, les personnes seules et qui en ce soir là se fabriquent en compagnie d'un plateau télé un monde nouveau sur de vieilles ruines...
Jean Déchamps
Auteur réalisateur


